Quelle doit-être la raison principale qui me pousse à être oved Hachem ?

Quelle doit-être la raison principale qui me pousse à être oved Hachem ?

Rédigé le 09/05/2019
Vathorz Prior

Question :

Chalom,

  1. Notre preuve la plus forte de la véracité de la Torah et de son origine Divine est la révélation sur le Har Sinaï, mais peut-être que d'autres religions affirment aussi avoir assiste a une révélation Divine et détenir ainsi la vérité.

    Comment pourrais je savoir ? (Il y a tellement d'autres religions qu'on ne connait pas, l’hindouisme etc...)



  2. D'autre part, comment pourrais je être sûr de détenir la vérité, alors que je suis complètement Noguéa Badavar du fait que je suis né juif ?

    Mon raisonnement en est donc forcement faussé...



  3. Quelle doit-être la raison principale qui me pousse à être oved Hachem ?

    (Hakarat Hatov, recherche du émet, bonheur, Amour de D.ieu ou crainte de D.ieu,

    je ne sais pas, je recherche une base a ma avodat hachem je suis meboulbal)

Merci Rav !

Réponse :

Chalom,

Voici les réponses à tes questions :

  1. Tu te demandes s’il y a peut-être d’autres religions affirmant avoir assisté à une révélation divine.



    La Torah elle-même répond à ta question en disant (Devarim, chap. 4, versets 32 et 33) :



    • Interroge donc les premiers âges, qui ont précédé le tien, depuis le jour où D.ieu créa l'homme sur la Terre, et d'un bout du ciel jusqu’à l’autre, demande si rien d'aussi grand est encore arrivé, ou si l’on a ouï chose pareille !



    • Quel peuple a entendu, comme tu l’as entendue, la voix de D.ieu parlant du sein de la flamme, et a pu vivre ?




    Autrement dit, la Torah nous invite à vérifier si, depuis le début de l’Histoire jusqu'à aujourd’hui, un seul peuple a ne serait-ce que prétendu qu’il a vu D.ieu et qu’il a survécu.

    Et elle prétend qu’il n’en existe aucun.



    S’ils ont entendu, ce n’est qu’une seule personne (ou un petit groupe de personnes) qui a affirmé que D.ieu lui avait parlé et non un peuple entier, et même si c’est le cas, ils sont tous morts après.



    Aucun peuple n’a entendu la voix de D.ieu et a pu survivre, comme le mentionne le verset.

    Donc vérifie et tu constateras que cela n’existe pas.



    De plus, si un tel peuple existait, on en aurait entendu parler car il s’agit de quelque chose de tellement extraordinaire que cette religion aurait largement fait parler d’elle.



  2. Même si on est noguéa badavar (parti pris), on peut essayer de devenir ce qu’on appelle l’avocat du diable en trouvant tous les arguments contre cela.



    Donc vas-y :

    Fais de ton mieux pour contrer notre argumentation selon laquelle la Torah est d’origine divine et tu verras que tu n’y parviendras pas.



    C’est mon métier, et je peux te dire que je m’oppose à toute sorte de personnes cherchant à contrer ce fait par tous les moyens, mais nous avons des preuves littéralement irréfutables.

    Personne n’a encore réussi mettre à mal les preuves de véracité de la Torah que nous détenons.



    • Personne





    Par ailleurs, aucune autrereligion ne peut se targuer d’avoir pu amener ne serait-ce qu’une seule preuve qu’on ne puisse pas réfuter.

    Pas une seule !



    Dès lors, les nombreuses preuves attestant de l’authenticité de la Torah nous donnent raison tandis que leur côté, ils n’ont pas la moindre preuve de ce qu’ils avancent.

    C’est un fait.



  3. Il y a des étapes.



    Comme le dit le Rambam, on commence d’abord par le lo lichma avant d’aborder très progressivement le lichma.



    Commencer par lo lichma signifie qu’on agit :



    • Dans le but d’être heureux,
    • d’avoir olam hazé et olam haba
    • et de ne pas souffrir.



      Il s’agit de la Yirat haonèch, la crainte du châtiment, et de la volonté d’avoir une récompense.



      C’est de cette façon qu’on doit enseigner la Torah aux enfants et même aux adultes lorsqu’ils entament leur apprentissage.




    Par la suite, se révélera peu à peu la hakarat hatov,



    • la reconnaissance,
    • et l’amour d’Hachem.



      Ainsi, lentement mais sûrement, on commence à introduire un peu de léchèm Chamaïm dans notre chélo léchèm Chamaïm.

      Avec le temps, l’amour de D.ieu grandit et on agit davantage dans cette optique que pour notre propre bien-être. 




    Un moyen intermédiaire nous aidant à faire la transition entre les deux est d’agir pour le 'Am Israël

    car D.ieu et le peuple juif ne font qu’un.



    En effet, comme l’écrit le Messilat Yécharim :



    • lorsque le peuple d’Israël est en haut,

      alors le dévoilement d’Hachem est aussi en haut, c’est-à-dire qu’il est beau et rayonnant,



    • mais lorsque le peuple d’Israël est en bas ‘has véchalom,

      il en va de même pour le dévoilement de D.ieu.




    Nous sommes donc unis.



    En conséquence, lorsqu’on accomplit les mitsvot et qu’on étudie la Torah, on fait beaucoup de bien au peuple d’Israël donc aussi à Hachem (si on peut dire), et vu qu’il nous est difficile de vouloir faire le bien par amour pour D.ieu au début de notre apprentissage, il nous est plus facile d’acquérir un amour du peuple juif.



    Donc le faire dans cette optique est certainement aussi uneavodaléchèm Chamaïm.

Au revoir,

Rav Ron Chaya

Agav...