Je n'ai pas tout compris concernant Osnath...

Je n'ai pas tout compris concernant Osnath...

Rédigé le 02/01/2020
Valérie

Question :

Chalom Rav,

Je n'ai pas tout compris concernant Asnath...

Dans la Genèse, il est écrit qu'il s'agit de la fille de Potiphéra, comment peut-elle être la fille de Dina ?

Je n'ai pas compris le cheminement.

Cordialement

Réponse :

Bonjour Valérie,

Il est écrit dans presque tous les Midrachim ainsi que dans le Targoum Yonathan (sur Béréchit chapitre 41 verset 45) qu’Osnath était la fille de Chekhem ben ‘Hamor et de Dina.

Chekhem a cohabité avec Dina et de cette union, est née Osnat.

  • D’après le Midrach :



    • Yaacov a pris une plaque d’or sur laquelle il grava toute l’histoire de Chekhem ben ‘Hamor et de Dina, mis cette plaque au cou de bébé Osnath, puis l’envoya en Égypte, au bas de la muraille.



    • Potifar la vit, lut son histoire sur la plaque, et dit : « c’est une fille de grande famille ».
      • Alors, il la pris dans sa famille et l’éduqua.



  • A propos de Osnath, le ‘Hizkouni explique que le nom Osnath vient du mot « séné », qui signifie buisson, car Osnath était la fille que Dina a eue avec Chekhem



    • Les fils de Yaakov ont voulu la tuer mais Yaakov Avinou l'a protégée et lui a mis un talisman autour du cou.



    • Il l'a renvoyée de chez lui et elle s'est cachée dans des buissons, et grâce au talisman, Yossef l'a reconnue et s'est marié avec elle.



  • Rabénou Ba'hayé écrit lui aussi la même chose.

    Les deux auteurs cités sont des grands rabbins du Moyen-âge. 

D'un autre côté, je donne ici quelques Midrachim qui écrivent clairement qu'elle était une guiyorète (convertie) :

  • Yalkout Chimoni, Yéhochoua, rémèz 9,
    • dibour hamat'hil « Ki chamanou éth ».



  • On retrouve ce même Midrach dans Otsar Midrachim, Pin'has ben Yaïr, page 486,
    • dibour hamat'hil « Mibéne chlochim » ;



  • Le Midrach Sékhel Tov, Béréchit, chap. 39,
    • dibour hamat'hil « VéYossef hourad ».



  • De plus, le ‘Hidouché HaGriz dit la même chose dans le siman 77.

Au revoir,

Rav Ron Chaya