Etude du Jour – Numéro 69

Etude du Jour – Numéro 69

Rédigé le 19/04/2020
Rav Ron Chaya

L'homme et son prochain

Etude du Jour - Numéro 69

Qu’Hachem apporte la guérison à tous les malades d’Israël et protège tout son peuple de cette épidémie et envoie le Machiah

Gave l’impie à l’en faire mourir !





Pendant l’année de la Chémita (jachère), il faudra marquer les arbres interdits d’un signe distinctif. En effet, durant cette période, tout le monde a accès aux champs et peut se servir des fruits à son gré. De ce fait, si l’on ne marque par les jeunes arbrisseaux, cela revient à “placer une embûche” devant toutes les personnes susceptibles de consommer de leurs fruits.

Certaines personnes scrupuleuses prennent soin de racheter les fruits des arbres de la quatrième année (pour lesquels un rachat est possible), afin d’éviter à quiconque de fauter par leur entremise (toutefois, rien ne les oblige à agir ainsi).

En revanche, en dehors de l’année de chemita, les propriétaires ne sont pas tenus de marquer ces arbres d’un signe distinctif. En effet, nul n’étant alors censé entrer chez eux, le voleur n’aura qu’à se prendre a son propre piège, en consommant des fruits interdits !

Dans la mesure où il enfreint l’interdit de voler avec préméditation, on n’aura pas de scrupules à ce qu’il enfreigne également l’interdit de consommer des fruits interdits à son insu. On réalise en cela l’injonction du verset : “Gave l’impie à l’en faire mourir !”, il n’a qu’à subir les conséquences de ses actes.

De la sorte, à chaque fois qu’un impie faute de son plein gré, on n’agira pas pas pour réduire la gravité de sa faute, ni même pour l’en empêcher. 

Toutefois, si l’on sait qu’une personne désire se repentir, on s’efforcera davantage de l’aider à s’éloigner du mauvais chemin, car au bout du compte, on ne souhaite pas la mort de l’impie mais seulement son repentir.

L’interdiction de “placer une embûche devant un aveugle” ne se cantonne pas au domaine religieux.

Quiconque donne un mauvais conseil à autrui enfreint lui aussi cet interdit. Que le conseil soit donné par intérêt personnel ou pour tout autre motif, on est coupable de faire trébucher notre prochain pour l’avoir mal orienté.

De surcroît, le verset annonce à ce sujet : “Maudit soit celui qui égare un aveugle en chemin” (Devarim 27,18).

A cet égard, un commerçant devra prendre garde à ne jamais convaincre un client d’acheter un produit qui ne lui convient pas.

Pour L’élévation de l’âme de Hanna Lina Bat Lola Laure za’l

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