Question de Cherimolier

Rédigé le 07/02/2021

Shalom Rav.

Avec ma femme nous cherchons a grandir ensemble dans le royaume de la keducha et il y a beaucoup de commentaires B’H.

Mais il y a vraiment très peu sur la Keducha dans la chambre a coucher.

Pouvez vous me donner quelques conseils pour atteindre la keducha pedant l’union ?

Merci,

Kol Touv.

Réponse du Rav Ron Chaya :

Chalom,

Je me suis permis de demander à l’un de nos Rabbabim de la Yéshiva, le Rav Yossef-‘Haï Abergel, de répondre à ma place à votre question car il est spécialisé en la matière.

Rav Ron Chaya

Chalom,

Tout d’abord, je vous félicite de vous intéresser à un sujet qui n’est pas souvent traité à sa juste valeur, mais qui est en fait très important dans notre vie.

Ce sujet étant délicat et complexe, il conviendrait d’étudier la question pendant des semaines voire des mois avec les autorités rabbiniques compétentes.

La compétence en ce domaine nécessite des connaissances vastes sur le sujet, une compréhension subtile, une yiratchamayim (crainte de D.), et une faculté de transmettre ces notions de façon agréable et précise.

Je me permettrai de vous donner quelques conseils importants.

Le Zohar Hakadoch, quand il parle de kedoucha du foyer, la définit de deux façons :

  • Premièrement la tsniout, c’est-à-dire la discrétion et la pudeur entre les époux,
  • Et deuxièmement la ahava, l’amour entre eux.

Ces deux notions ne sont pas paradoxales mais complémentaires.

En effet, l’homme étant constitué d’un corps et d’une âme, cette dernière étant spirituelle et le corps matériel, un des buts essentiels de notre vie est de trouver et créer cette harmonie entre âme et corps.

L’âme est attirée par tout ce qui est spirituel, moral, intellectuel et divin, c’est elle qui doit prendre les rennes, diriger nos pas et maîtriser les instincts de notre corps.

Le corps matériel, attiré par tout ce qui matériel et instinctif, ne peut en faire autant, mais c’est lui qui finalement agit.

En fait, il faut au maximum développer les sentiments d’amour entre les époux.

En effet, ces sentiments concernent l’âme, ils sont sacrés et purs.

Le plaisir corporel est autorisé par la Torah et même recommandé.

L’indifférence et le manque de sensibilité physique sont aussi une déficience dans la vie conjugale.

Mais il faut se préserver de considérer ce plaisir et les instincts humains comme une fin en soi.

Ils doivent être utilisés et exploités en tant qu’accessoire pour développer les sentiments d’amour et d’affection de la meilleure façon possible.

Laisser le corps diriger nous empêcherait d’arriver à destination.

Le corps ne comprend pas la subtilité et la finesse de l’âme.

C’est pourquoi le Zohar nous recommande de nous conduire avec pudeur et discrétion pour ne pas laisser le corps lié à ses forces intrinsèques agir, faisant abstraction des forces extraordinaires de l’âme.

C’est de cette façon qu’on pourra encore plus développer l’amour entre les époux et aussi accéder à la kedoucha, la sanctification de l’être humain et du couple.

Encore quelques conseils pour accéder à la kedoucha : la kedoucha dépend de la perfection de notre conduite.

Perfection dans l’action :

Dans notre conduite, c’est-à-dire respecter toutes les halakhot de la vie conjugale, puis se conduire décemment et convenablement, ainsi que respecter les sentiments et l’avis du conjoint.

Perfection dans la parole :

Eviter les paroles négatives, péjoratives, vulgaires, et respecter l’autre par des paroles douces, agréables et nobles.

Perfection dans la pensée :

Une certaine lucidité de l’esprit, et éviter d’avoir l’esprit dispersé.

Développer les sentiments d’amour et d’union entre époux.

Tout cela est extrêmement important pour la kedoucha de la vie conjugale mais aussi pour la néchama des enfants que nous avons le privilège de mettre au monde.

Je rappelle qu’il faut traiter la question de façon radicale avec des personnes compétentes en la matière.

Il est aussi important de prier D. de nous aider à conduire dans la kedoucha et s’élever au maximum dans ce domaine.

Je vous souhaite beaucoup de réussite,

Au revoir,

Rav Yossef-‘Haï Abergel

Agav