A partir de quel âge puis-je amener mon fils à la choul ? Quelles kavanot doit-on avoir pendant les tekiots du 1er et 2ème jour de Roch Hachana ?

Rédigé le 17/09/2019
Polygale

Question :

Kvod Harav,

J'ai plusieurs chéélot :

  1. A partir de quel âge puis-je amener mon fils à la choul ?

    Quelles téfilots prioriser ?

    Comment l'occuper ?



  2. Mon jeune fils a certaines fois un comportement effronté, il n'accepte pas la réprimande et répond mal certaines fois. C'est un enfant plutôt précoce qui analyse, comprend et retiens les choses rapidement Baroukh Hachem.

    Comment gérer ces conflits et arriver à l'éduquer le mieux possible ?



  3. Je souhaite avoir votre point de vue et/ou conseils sur mon programme d'étude actuelle :



    • Guemara Brakhot
    • Hilkhot Chabbat en 'havrouta,
    • 'Houmach Rachi après chnei mikra vé'had targoum,
    • Hilkhots chmirat halachone,
    • Du moussar à l'aide de chiourim en vidéos et de sefarims en français.



  4. Avant de faire un choix important, si je fais hitbodedout en demandant à Hachem qu'il m'aide ;

    Suis-je sur à 100% que le yester hara ne s'en mêlera pas ?



  5. Quelles kavanot doit-on avoir pendant les tekiots du 1er et 2ème jour de Roch Hachana ?

    Que faire pendant la longue vente des mitvots ?



  6. Quand je monte à la Torah, j'essaye du mieux possible de lire à voix basse en même temps que le baal koré afin d'éviter une berakha lévatala, mais est-ce grave si sur certains mots, je suis en retard ?

Merci beaucoup Rav pour le temps accordé.

Kol touv.

Réponse :

Chalom,

Voici les réponses à tes questions :

  1. Je ne pense pas qu'il faille l'emmener avant l'âge de 9 ou 10 ans, et ensuite, que des courts moments pour ne pas qu'il s'ennuie :

    Cela doit être une expérience positive pour lui, et non une corvée.



    Donc il ne faut l'amener que si tu habites proche d’une synagogue et qu'il puisse rentrer après un petit moment déjà chez lui déjà tout seul à la maison.

    Quand il ira à la synagogue, tu lui feras faire les prières plus importantes, tels que birkot hacha’har, le Chéma Israël et la Amida.



    L'essentiel est que ce soit une expérience positive pour lui, et non ennuyeuse.



  2. Au moment même où il n'accepte pas la réprimande et répond mal, il faut lui répondre sans nerfs, et de façon très posée :



    La réprimande que nous t’avons faite est tout à fait légitime, tu le sais et tu dois faire attention à ne pas mal répondre,



    • et il faut le dire sans nerfs.




    Ensuite, comme le conseille le Steipler Zal (le père du Rav ‘Haïm Kanievsky Chalita), étudie avec lui du moussar ;

    • même dès cet âge-là, les enfants comprennent le moussar, donc étudie avec lui tous les jours 5 à 7 minutes de moussar, avec beaucoup de gentillesse, et pas du tout en culpabilisant.



    • Ça vaut de t’asseoir à côté de lui, et pas en face, et lui mettre la main sur l’épaule.



    • Raconte aussi des exemples attirants, des histoires de Tsadikim qui illustre ce que vous étudiez.



  3. Je trouve ton programme d'étude excellent.

    Que D. t’aide à monter encore et encore en Torah, Amen !



  4. Non, la hitbodédout et la demande d’Hachem qu’Il t'aide ne nous donnent pas la certitude que nous ferons le bon choix à 100%.



    Afin d'y arriver, il faut être Émet; avoir un regard tout à fait objectif, sans prendre en considération toutes les tentations internes qui nous pousseront à faire tel ou tel choix.



    Si c'est dur, cela rend le choix difficile et cela vaut la peine de prendre conseil chez une personne sage qui elle n’est pas touchée par nos tentations, et facilement peux avoir un regard extérieur et objectif sur les questions qui nous occupent.



  5. Comme l'écrit le Rambam, dans le chapitre 3 de Hilkhot téchouva, alinéa 4, que bien que la mitsva de sonner le Chofar soit un décret de la Torah, néanmoins il y a en cela un signe nous disant :



    • Réveillez-vous de votre sommeil, endormis !

      Les somnolents, levez-vous de votre léthargie, vérifiez vos actions, faites téchouva et souvenez-vous de votre Créateur.

      Vous qui oubliez la vérité dans les futilités du temps et pensez toute l'année à de vaines futilités qui n'aident pas ni ne sauvent, regardez vos âmes, améliorez vos voies et vos actions, et que chacun de vous quitte sa voie mauvaise et sa pensée qui n'est pas bonne.




    Cela vaut extrêmement la peine, pendant les moments où il y a un arrêt dans les sonneries du Chofar qu’on sonne avant Moussaf de faire un vidouï

    (Tachrattachrat tachrat ;on fait un vidouïtachattachat tachat on fait un vidouïpuis tarat tarat tarat).



    • D’après le Rav Ben Tsion Aba Chaoul Zatsal, on peut prononcer le vidouï ;



    • D'après le Rav Ovadia Yossef Zatsal, sans le prononcer.



      • Dans les siddourim il est habituellement écrit le vidouï qu’a écrit le Rachach ;

        le Rav Ben Tsion Aba Chaoul Zatsal écrit qu’il est bien aussi de rappeler nos propres péchés.



        • Attention :

          Il faut le faire très vite, parce que le temps entre les deux est très court…




    Pendant la longue vente des mitsvot :



    • Soit on continue à faire un bilan de ce que nous prenons sur nous comme choses supplémentaires pour la nouvelle année



    • Soit on étudie la Torah



    • Si c'est dur, lire au moins des Téhilim.



  6. Pas de problème à être des fois un peu en retard sur le chalia’h tsibour pour lire tous les mots à voix basse.

Au revoir, bonne continuation, et Ketiva vé-‘Hatima Tova

Rav Ron Chaya